Association Interzone pour le Développement Rural 

Projet: Agroécologie pour le développement durable au Burkina Faso (ADD)

Partenaires

Projet porté par l’Association Interzone pour le Développement Rural (AIDMR) en partenariat avec l’association pour le Développement Agricole Durable au Sanguié (APAD) et l’Association Béo-Néeré, et les appuis de l’ONG Terre & Humanisme (France et Burkina Faso), du Conseil National de l’Agriculture Biologique (CNABio) et de l'association BEDE (France).

Description

Mené par 3 organisations paysannes burkinabè pionnières de la transition agroécologique, le projet renforce les services de formation et d’appui technique, de fourniture en semences et d’accès aux marchés locaux en circuits courts pour les paysans de 8 provinces du Burkina Faso.

Contacts

Ablacé Compaoré, coordinateur du projet

Laurent Grolleau, responsable programme JAFOWA

AIDMR 2.jpg
AIDMR carte.png

Localisation

Réo (Province du Sanguié), Ouagadougou (circuits de commercialisation) et plusieurs autres provinces lors d'évènements ponctuels et formations.

JAFOWA AIDMR chart.png

Période du projet

24 mois : 01 février 2017 - 31 janvier 2019

Entretien avec Bacye Sam Tokoro, coordinateur de l'Apad Sanguié

Ferme agroécologique et autonomie semencière paysanne

Quelques indicateurs clés au 31/01/2019

Mise à l'échelle et accent sur des actions dirigées par, ou vers, les femmes et les jeunes 

  • 1 950 nouveaux producteurs (758 femmes et 1 192 hommes) , dont 792 jeunes (<35 ans) participent à la promotion de l'agroécologie par l'utilisation de pratiques agroécologiques en champs, la production de semences, la transformation agroécologique de produits et/ou la vente de produits agroécologiques.

  • Sur 1440 paysan.ne.s formés (62% de femmes et 51% de jeunes), 74% ont introduit au moins 3 nouvelles pratiques agroécologiques dans leurs systèmes de production (50% chez les femmes et 75% chez les jeunes).

  • 13 variétées adaptées à l'agriculture agroécologique locales sont diffusées par les paysans semenciers participants au projet : haricot vert, oignon, gombo, tomate, aubergine amère, aubergine violette, piment, laitue, poivron, cléome, amarante, soja, tabac.

  • 88 productrices utilisent des unités de séchage essentiellement pour la tomate (16 autres produits testés).

Partenariats

  • Un cadre de concertation a été mis en place et regroupe mensuellement environ 20 acteurs de la filière agroécologique. ll permet des partages d'expériences, la montée en compétences de ses membres (marketing...), de nouvelles collaborations avec un impact positif sur les productions et volumes comercialisés (5 sites de commercialisation collective créés en plus d'une participation régulière à des foires et évènements).

Plaidoyer 

  • Le projet a également permis une amélioration de l'information et un positionnement favorable des acteurs publics par rapport à l'agroécologie (ex: mise en place d'un point focal Agroécologie au sein du Ministère de l'Agriculture).

En savoir plus

AIDMR 5.png
Coup de pouce

Au Burkina Faso, la production de l’oignon représente un tiers de la production maraîchère totale, mais cette activité est confrontée à un réel problème de rentabilité (mauvaise conservation de ses produits, mévente en période de récolte et d’abondance sur les marchés). Les organisations de producteurs cherchent ainsi à améliorer leurs capacités en techniques de stockage et de conservation de l'oignon pour prolonger sa commercialisation sur une grande partie de l'année.

JAFOWA a donc validé la proposition de l’AIDMR de financer, en plus du projet en cours, un « coup de pouce » qui a permis à 20 membres des 6 organisations partenaires du projet de mener en avril 2018 une mission d’étude et d’échange sur la conservation et le stockage de l’oignon au Niger.

Accueillis par le groupement féminin Cernafa (Djoga, département de Torodi), et l’Association Nationale des coopératives de la Filière Oignon (ANFO - Mouléré, Département de Say), ils ont ainsi pu échanger sur les causes et impacts des pertes post récolte, découvrir de nouvelles techniques de stockage et de conservation, et un produit de microfinance rendu accessible grâce à la meileure conservation des oignons (le warrantage), dont ils prévoient de s’inspirer pour leurs futures campagnes.